dimanche 14 septembre 2008

Bree

Par Charlotte M

Ce week-end là, Seattle grouillait de vie. Du haut de mon immeuble, la ville me faisait l'effet d'une véritable fourmilière. Les passants traversaient les quartiers d'un bout à l'autre sans même accorder la moindre importance aux personnes qu'ils croisaient. Après tout, les grandes villes sont plaisantes par l'anonymat qu'elles vous procurent. Personne ne juge la manière dont vous vous habillez, les gens se contrefichent de l'endroit vers lequel vous vous dirigez, chacun est bien trop occupé par sa petite vie à lui. La présence des autres ne s'impose à nous que lorsqu'elle devient dérangeante, gênante, contraignante.
Je soufflais d'exaspération. Si je continuais de traînasser ici, j'allais finir par être en retard. Je réfléchissais mentalement aux différentes options s'offrant à moi. En tout et pour tout, je n'avais que trois choix possibles. Le premier était de me résigner à enfiler mon tablier ridiculement trop petit afin d'aller, trois heures durant, servir les clients du restau-bar du coin de la rue. Le second consistait à fermer les yeux et à prier très très fort afin de disparaître, tel l'homme invisible, de la surface de la terre, et ce jusqu'au lendemain. En désespoir de cause je pouvais toujours décider de me jeter par la fenêtre : c'était en effet ma troisième option, qui n'en était évidemment pas une à proprement parler.
J'inspirais une dernière fois à fond l'air frais du balcon. Je fronçais les sourcils à la simple pensée de quitter mon havre de paix. Décidément exaspérée, je retournais dans ma minuscule chambre et ouvrit mon vieux placard afin d'y chercher ma tenue de travail. Il me fallut 5 bonnes minutes pour trouver la dite tenue sous un amas de vêtements propres, sales, vieux, trop petits, le tout emmêlé dans un cafarnaum insensé. Attrapant un sac à la volée, je fourrais mes affaires à l'intérieur et me précipitait dans le salon, sûre d'y trouver ce que je cherchais.
Elle était bien là, affalée sur le canapé en cuir défoncé, sa désormais inévitable cigarette au bec. Je ne réagissais même pas à sa tenue : j'y étais maintenant habituée. J'attendis une minute sans rien dire, pas certaine qu'elle soit réellement éveillée. Enfin, elle tourna la tête vers moi.
- Regardes-toi... murmura-t-elle, tu m'étonnes que t'es incapable de ramener un mec à la baraque !
Elle se leva de son siège, et tituba jusqu'à moi. Doucement, elle approcha sa main de mon visage et me caressa la joue de l'index. Je fermais les yeux.
- T'es vraiment qu'une petite traînée hein, continua-t-elle tout en me soufflant la fumée de sa cigarette au visage. Et tu ressembles vraiment à ri..
- Je dois aller travailler, maman, la coupais-je non sans oublier de lui cracher le dernier mot au visage. Je rentrerais tard, ne m'attend pas.
Elle partit d'un rire hystérique.
- Pasque tu appelles ça un travail ! Tu gagnerais plus en faisant le trottoir, et puis au moins, les mecs te toucheraient, pasque c'est pas demain la veille qu'un mec aura envie de toi hein !
Définitivement dégoutée, je me retournais et me dirigeais vers la porte d'entrée. Tirant le verrou, je sortis de l'appartement et claquais la porte avec plus de fureur que je ne l'aurais voulu. Après tant d'années, toutes ses stupides reproches auraient du avoir des accents de banalités pour moi. Je ne devais pas lui permettre de m'atteindre autant.
Je regardais l'heure sur la délicate montre lacée à mon poignet, dernier vestige de la présence passée d'un père attentif. Ca y est, j'étais bel et bien en retard.


Il me fallut dix minutes, montre en main, pour arriver au piteux restaurant où je travaillais chaque week-end depuis maintenant un an. Le patron, compréhensif, m'avait prise sous son aile, ce qui m'avait attiré la foudre des autres employées. Contrairement aux autres, mes retards ne me valaient jamais de retenue sur mon salaire, et je pouvais garder l'intégralité de mes pourboires mensuels, à l'instar des autres serveuses qui devaient en reverser une partie au gérant. J'entrais en trombe dans la grande salle, et lançais un regard d'excuses au barman tout en me dirigeant vers la salle de pause. A mon grand soulagement, celle-ci était vide. Je me déshabillais en vitesse et enfilait ma jupe, ma chemise blanche, mes escarpins et mon tablier. Me postant devant le minuscule miroir, j'attachais mes longs cheveux bruns en une queue de cheval haute, et me passait une couche de rouge bordeaux sur les lèvres. Jaugeant mon reflet, je me félicitais intérieurement. Ainsi affublée, je faisais au moins dix ans de plus que mon âge. Personne ne pouvait se douter qu'une jeune fille de 15ans se cachait sous ce rouge. C'était là l'une des trois conditions qu'avait posé Joe, le patron, un an auparavant, quand la jeune fille débraillée que j'étais alors était venue frapper à sa porte, le suppliant de me donner du travail. D'abord réticent, après tout, une gamine comme moi n'était pas à sa place dans un lieu où l'on servait de l'alcool, il avait finalement accepté de m'embaucher sous quelques conditions :
- J'te préviens ma p'tite, avait-il beuglé le regard dur, si j'te vois t'approcher du bar, j'te renvoies directement chez toi ! L'est hors de question qu'une petiote comme toi boive de l'alcool devant moi ! Ensuite, tu f'ras attention à te fagotter autrement, j'veux pas qu'ça donne des idées aux clients en voyant une p'tite jeunette comme toi.. Et pour finir, si on te cherches des noises, tu me préviens immédiatement, et j'vais régler ça moi même. On est d'accord ma jolie ?
Depuis, Joe s'était trouvé une nouvelle mission qu'il s'efforçait de réussir : garder l'oeil grand ouvert sur moi. Ce qui n'était pas pour me déplaire. Après tout, j'avais bien besoin d'une figure d'autorité.
Des coups à la porte m'arrachèrent à mes pensées. Je l'ouvris et me retrouvais nez à nez avec Frannie, une des serveuses de l'après-midi.
- Te dépêches pas surtout, j'ai que ça à faire moi de te remplacer plutôt que d'rentrer chez moi ! Me reprocha-t-elle.
- Je, euh, bégayais-je. Je suis désolée Fran. J'y vais, bonne soirée et merci.
J'essayais d'occulter ses râlements tandis que je filais vers la grande salle. Je compris l'exaspération de ma collègue. La salle était bondée, la soirée promettait d'être longue.


Il était déjà 23h30 quand la salle commença à se vider. D'ici une demie heure mon service se terminerai et je n'aurai d'autres choix que de rentrer à la maison, si je pouvais l'appeler comme ça. Ayant déjà nettoyer toutes les tables, je proposais au barman de m'occuper du bar afin qu'il puisse rentrer plus tôt. Il me remercia et partit sans se faire prier. Je m'assis sur un des hauts tabourets et entrepris de sécher les verres qu'il avait déjà lavé. J'en étais à la cinquième coupe quand il entra. Il était bien plus beau que tout les hommes que j'avais pu croiser dans ma courte vie. Il se déplaçait avec une grâce telle que n'importe quel mannequin défilant sur les podiums aurait mis des années avant de ne savoir imiter sa démarche. Il s'approcha du bar, et s'assit sur le tabouret à côté du mien. Penchant la tête vers moi, il me jaugea d'un coup d'oeil et expira longuement. Son haleine chatouilla mes narines : c'était l'odeur la plus exquise que je n'avais jamais humé. Ravi de l'effet produit, il me sourit.
- Bonsoir, dit-il d'une voix posée, douce et mélodieuse. Qu'avez-vous à me proposez ce soir ?
Il me fallut dix bonnes secondes avant que je ne réalises qu'il s'adressait à moi, et encore dix de plus pour me rendre compte qu'il ne faisait allusion à rien d'autre qu'à la carte du restaurant.
- Heu, c'est à dire que.. bégayais-je, incapable de trouver mes mots.
- Hum, vous ne servez plus de repas à cette heure-ci je suppose ?
Sa voix me subjuguait à tel point que j'en oubliais d'écouter ses paroles. Ce fût le beuglement de Joe qui me ramena à la réalité.
- Bree, j'dois encore aller faire un tour chez ma..
Il s'arrêta net en voyant le visiteur. Visiblement, je n'étais pas la seule à rester bouche bée devant tant de magnificence. Il se retourna vers le jeune homme, non sans me lancer un regard interrogateur.
- Monsieur est servi ?
Retrouvant ma lucidité, je me relevais maladroitement, manquant de trébucher sur mon tabouret.
- Heu oui, non, c'est que la cuisine est fermée à cette heure-ci, expliquais-je. D'ailleurs, je ne sais pas si vous pouvez rester, nous n'allons pas tarder à fermer..
Mes joues s'empourprèrent d'un coup et je priais pour que personne d'autre que moi n'ai perçu la pointe de déception présente dans ma voix à l'idée que le bel homme s'en aille.
- Je n'ai même pas le temps de déguster un dernier verre? Interrogea l'apollon.
Je tournais la tête vers Joe. Vu l'heure qu'il était, il désirait certainement rentrer chez lui, ce qui n'était pas mon cas. Il avança d'un pas en notre direction.
- Bah, moi je rentre. J'ai pas que ça à faire, ajouta-t-il. Mais si la p'tite veux bien faire la fermeture..
- Aucun problème ! Le coupais-je immédiatement.
Gêne d'avoir montrer tant d'entrain, je me sentis obligée d'ajouter avoir un rendez vous plus tard dans la soirée avec des amis, et disposer alors d'encore une heure de libre pour fermer le bar. Même à moi, ce mensonge me parût convainquant. Joe haussa les épaules et me lança les clés de l'établissement afin de verrouiller la porte arrière. Lui même se chargea de verrouiller la porte de devant avant de quitter le restaurant.

Je me tournais à nouveau vers le bellâtre. Je me maudissais intérieurement de ne savoir que dire. J'attrapais un verre, me préparant mentalement à lui demander ce qu'il désirait boire. Le silence m'assourdissait, ce fût lui qui le brisa.
- Un verre d'eau fera l'affaire.
Je le regardais, interloquée. Un verre d'eau ? Tout ce cirque pour un simple verre d'eau ? Il devait se moquer de moi, ce n'était pas possible autrement.
- C'est une plaisanterie ?
Il me sourit chaleureusement, se leva du tabouret et s'avança jusqu'à moi. J'étais pétrifiée, incapable de bouger ne serais-ce que le petit doigt. Il se plaça derrière moi, et pencha son visage dans mon cou où je pouvais sentir son souffle brûler ma peau. Lentement, il enlaça mon poignet de ses doigts, incroyablement frais, et s'empara du verre que je tenais dans ma main.
- Ais-je l'air de plaisanter ? Souffla-t-il d'une voix séductrice.
Il se dirigea vers l'évier et remplit le verre d'eau. A mon grand étonnement, il le fît alors glisser dans ma direction. Je n'avais toujours pas retrouver l'usage de la parole.
- Bree... chuchota-t-il en plongeant ses yeux dans les miens. Ainsi des amis t'attendent ?
Son regard me désarçonna. Trop fascinée par la beauté de son visage, de tout son être, je n'avais pas prêter attention aux différents détails. Ainsi, l'étrangeté de ses pupilles, la profondeur de ses iris flamboyantes m'avaient échappé. Baissant les yeux, je sentis le rouge me monter aux joues, et par la même trahir mon mensonge. Dépitée, j'avouais.
- Je ne voulais pas que vous partiez, enfin non me repris-je, c'est juste que je ne voulais pas vous mettre à la porte. Et maintenant vous ne buvez même pas !
Il rigola doucement.
- C'est qu'en fait, je n'ai pas vraiment soif ce soir.. dit-il tout en continuant à sourire.
Je pestais intérieurement, incapable de me montrer désagréable à haute voix. Il s'amusait de me faire perdre mon temps. D'un coup, je me sentis très lasse. La soirée m'avait éreintée, et je me trouvais à présent stupide de l'avoir prolongé à cause d'un client retardataire, aussi séduisant soit-il.
- Vous ne voyez pas d'inconvénients à ce que je ferme alors ?
- Absolument aucuns, répondit-il poliment. Je devine devoir sortir par derrière ?
Il s'était levé, ses cheveux blonds se teintaient de reflets dorés à la lueur des lumières tamisées de la salle. Il n'en était que plus beau, si cela était possible. M'obligeant à rester maîtresse de mes émotions, j'approuvais d'un geste du menton et l'accompagnais jusqu'à la sortie. Je pris le temps d'éteindre les lumières, de récupérer mes affaires dans la salle de pause puis je sortis à mon tour.


J'avais verrouillé la porte et ranger les clés dans mon sac lorsque je sentis une présence derrière moi. Je voulus me retourner mais une main emprisonna mon poignet dans un mélange de fermeté et de douceur. Je reconnus immédiatement son odeur, trop présente dans mon esprit pour que je puisse l'oublier en si peu de temps. Je me retournais malgré tout, afin de faire face à son visage angélique.
- Qu'est ce que .. chuchotais-je.
Il colla son front à ma joue, et la fraîcheur de son corps me surpris à nouveau. Un contact aussi rapproché d'une personne inconnue aurait dû m'apeurer, mais je ne savais que penser. Mon esprit était embrumé, son odeur ennivrante me faisait perdre pied. J'étais comme dans un rêve, comme dans un songe. Ses lèvres murmuraient des paroles, mais malgré tout mes efforts pour me concentrer, rien d'intelligible ne parvenait jusqu'à mes oreilles. Je me laissais transporter par sa voix, ses chuchottis, son souffle...
- Je ne te ferais aucun mal.. Tout sera beaucoup plus simple pour toi après..
Je n'avais aucune idée de ce dont il parlait. Ses mots n'avaient aucun sens pour moi mais je les buvais, de peur d'en perdre une miette, de crainte de me réveiller de ce rêve si irréel. Ses lèvres se déposèrent sur ma joue, et descendirent lentement jusqu'à mon cou. J'étais toute entière à lui, désireuse de me laisser emporter par la folie. A contrario, lui semblait concentré, comme si chacun de ses gestes était étudié. J'allais le sommer de se laisser aller quand son étreinte se fis plus forte, moins tendre. Retenant mes poignets de sa main gauche, il plaqua la main droite sur ma bouche. Je tentais de me débattre mais l'étau de ses bras était trop puissant, d'une force inhumaine. Il déposa une dernière fois ses lèvres dans mon cou, et contre toute attente, je sentis ses dents pointues me transpercer la gorge.


La morsure ne dura que quelques instants. Ceux qui suivirent furent terrifiants. Je sentis ses bras me soulever, m'emmener je ne sais où. Ainsi, c'était là mon destin. J'allais mourir, seule, sans personne pour se soucier d'où je me trouvais. Etait-ce pour cela que l'ange de la mort m'avait choisie ? Simplement parce que je n'avais personne à qui manquer ? Mais pourquoi était-ce si douloureux, ne . donc pas une fin paisible ? Je perdis toute notion du temps. Un feu insatiable brûlait chaque parcelle de mon corps, lentement, délicatement. Je percevais des voix inconnues autour de moi, je n'étais donc pas seule. Pourtant personne ne tentait de m'aider. Je désirais plus que tout leur crier de mettre fin à mon calvaire, d'abréger mes souffrances, mais aucun sons ne sortaient de mes lèvres. J'étais prise au piège de ma propre folie. Puis, petit à petit, sans même que je m'en rende compte, les flammes me quittèrent. Le feu s'éteignait, ayant déjà tout consumé autour de lui. Je frémis et tentais d'entrouvrir les paupières. Mais je n'étais pas prête à affronter la réalité en face. Alors j'écoutais. J'entendais le monde très distinctement. Il y avait tant de choses à écouter ! Mais je n'en cherchais qu'une. Lasse d'attendre, j'ouvris les yeux. Tout était tellement plus clair, plus beau à présent. Les couleurs resplendissaient malgré la pénombre. Des personnes autour de moi s'approchèrent. Les voix s'élevèrent.
- Allez chercher Riley ! Ordonna l'une d'elle.
Je décidais de ne pas bouger et attendis. Des pas se rapprochaient. Une porte s'ouvrit. Je le sentis avant même de l'entendre. Il était là.


Cela faisait trois jours que Riley m'avait expliqué ce que j'étais à présent. Ce qu'il avait fait de moi, délibérément. Il m'avait expliqué pourquoi ma gorge me brûlait ainsi, et ce qu'il me fallait faire pour apaiser la douleur. Puis il m'avait laissé avec les autres. Nous étions douze en tout, mais Riley ne tarda pas en ramener d'autres. Le même schéma se répétait inlassablement. Plusieurs jours durant, nous devions nous entrainer à nous battre, les uns contre les autres. Les plus forts étaient alors autorisés à sortir pour calmer le feu qui les brûlait. Les faibles devaient attendre. Nous étions très durs à départager, les combats étaient rudes et impitoyables. Certains d'entre nous furent tués, et Riley entra dans une colère noire. Le but, disait-il, n'était pas de nous éliminer les uns les autres, mais de nous rendre plus forts. Cela continua des jours et des jours, peut-être même des mois. Je ne savais plus depuis combien de temps j'étais là, je ne me souvenais plus de ce que j'avais pu faire avant. La seule chose dont j'étais certaine était ma soif, qui ne s'estompait jamais.

Un soir, il nous ordonna de nous mettre en rang. Nous étions seize ce soir-là, et il nous commanda de fermer les yeux. L'un des plus vieux refusa, il le tua. Apeurés, tout les autres s'exécutèrent. D'abord, rien ne se passa. Puis au bout de quelques secondes, je distinguai des pas qui se rapprochaient. C'était une démarche jusqu'à lors inconnue, féline plus qu'humaine,et ma curiosité me poussa à soulever une paupière. Une magnifique femme nous examinait. Elle était d'autant plus belle que des mèches de cheveux flamboyants encadraient son visage, retombaient sur ses épaules. Elle souriait, visiblement ravie de ce qu'elle voyait.
- Il nous en faut plus, susurra-t-elle.
Riley approuva, la dévorant littéralement des yeux. Il lui était totalement dévoué, c'était évident. Comment avais-je pu croire un seul instant qu'un homme comme lui pourrait s'intéresser à une fille comme moi ? Évidemment, elle était plus son genre de femme. Il la désirait. Je la haïssais.

Quelques temps plus tard, il nous distribua des vêtements en nous ordonnant d'assimiler leur odeur jusqu'à pouvoir la retrouver parmi milles. L'exercice réveilla en moi une soif sans pareil. Cela faisait six jours que nous n'étions plus autorisés à sortir. Nous étions vingt à présent, et l'atmosphère était tendue. Chacun de nous était dévoré par un feu sans pareil, et une vague de rébellion montait dans les rangs. La tension était palpable, et ce fut le moment que choisit Riley pour nous expliquer le déroulement des prochains jours.
Longuement, il nous parla d'autres vampires, différents de nous. Des vampires aux yeux étrangement dorés, expliqua-t-il. Il raconta que ces vampires fous estimaient que nous étions sur leur territoire, et désiraient nous en chasser à tout jamais. Qu'ils n'hésiteraient pas à nous tuer s'il le fallait ! Alors, il fallait que nous les chassions avant qu'eux même ne nous pourchassent. Nous n'avions pas d'autres solutions.
- Ne vous en faîtes pas, dit-il, nous sommes beaucoup plus nombreux, et vous êtes beaucoup plus forts ! Ce sera un jeu d'enfant de nous débarrasser d'eux !
Il promit d'être là pour nous aider si cela se passait mal. Nous étions tous très confiants. Après tout, nous étions forts, nombreux, entraînés. Et Riley serait avec nous. L'excitation de la bataille l'emporta sur notre soif. De plus, le jeu en valait la chandelle : si nous parvenions à décimer le clan des fous, nous n'aurions plus à nous cacher.
- Vous aurez une liberté totale, vous ne recevrez plus d'ordres de personne !
L'idée de pouvoir apaiser notre soif à volonté renforça le désir de tout un chacun de partir se battre dès maintenant. Alors Riley ajouta un enjeu. Il nous parla de la fille. Celle dont nous avions les vêtements. Apparemment, elle était inaccessible. Étions-nous capables de l'atteindre ?
- Si l'un de vous parvient à trouver la fille, elle est à lui ! Chantonna-t-il.
Évidemment, cette annonce augmenta l'excitation. Nous vivions imprégnés de l'odeur de cette humaine depuis bien trop longtemps. L'avoir relevait du fantasme pour chacun d'entre nous. Ce serait l'ultime étape vers la liberté totale. L'ultime trophée. Moi-même je me mis à rêver. Peut-être, si j'y parvenais, si j'attrapais la fille.. Peut-être qu'alors Riley s'intéresserait à moi ? Oui, c'était là la solution. Il me la fallait.

Le soir suivant, il vint nous trouver. L'heure était arrivé.
La chasse pouvait commencer.

Orthographe : 2 et 3
Respect des consignes : 1 et 1
Respect de l'histoire et du sujet : 5 et 5
Originalité : 4.5 et 6
Emmotion : 2.5 et 2
Moyennes : 16 et 17
Total : 16.5
Commentaire de Keedie : Le - : Quelques fautes d’orthographes, qui cependant aurait pu être évité avec le correcteur Word.Le + : Tu respectes bien l’œuvre, le sujet. J’aime beaucoup. J’aime bien comme tu montre la fascination de Riley vis-à-vis de Victoria. Le fait que Bree est amoureuse de Riley par la même occasion. J’aime beaucoup comment tu expliques la façon dont son traité les nouveau –né. Qu’on les incite à devenir des monstres puisqu’ils ne peuvent pas boire du sang quand ils le veulent. J’ai beaucoup aimé ta fiction. Et l’histoire des vêtements ça fait froid dans le dos en pensant à toute l’inquiétude que Bella vit lorsque ses vêtements disparaissent.
Commentaire de Cinderella : Belle histoire, dont on connait malheuresement la fin… Joliement racontée, très douce, très belle, La lecture est fluide et les passages sont très jolis.

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